Et ce que cette expérience révèle sur la puissance de l’intelligence collective
Il y a des moments, dans la vie d’un coach ou d’un facilitateur, où tout ce que vous pensiez savoir sur un groupe vole en éclats.
Pas parce que ça déraille.
Mais parce que ça dépasse tout ce que vous aviez imaginé.
Cette fois-là, un groupe m’a surpris.
En mieux.
Et cette expérience m’a rappelé une vérité essentielle : un groupe n’est jamais réductible à ce que l’on croit voir au départ.
Un groupe “classique”… en apparence
Sur le papier, rien d’exceptionnel.
Une équipe hétérogène.
Des niveaux d’engagement variables.
Quelques tensions latentes.
Un contexte professionnel exigeant.
Bref, un groupe que beaucoup qualifieraient de “compliqué”.
Les premiers échanges confirmaient d’ailleurs cette impression :
- Peu de prises de parole
- Une énergie mesurée
- Des regards prudents
- Une dynamique encore très contrôlée
À ce moment-là, le coach pourrait être tenté de :
- Sur-animer
- Forcer la participation
- Multiplier les outils
- Vouloir “faire bouger” coûte que coûte
Et pourtant…
Le moment où tout bascule
À un instant précis, quelque chose change.
Pas un grand effet spectaculaire.
Pas une révélation soudaine.
Mais un micro-déplacement :
- Une parole sincère
- Un silence respecté
- Une écoute réelle
- Une vulnérabilité assumée
Et là, le groupe fait le reste.
Les échanges deviennent plus profonds.
Les regards s’ouvrent.
Les positions se relâchent.
L’intelligence collective commence à circuler.
Ce n’est plus moi qui anime.
C’est le groupe qui travaille.
Ce que ce groupe m’a appris (encore une fois)
Cette expérience m’a rappelé trois principes fondamentaux du travail collectif.
1. Un groupe sait souvent mieux que nous ce dont il a besoin
Notre rôle n’est pas de “savoir pour lui”, mais de créer les conditions pour que cela émerge.
2. La sécurité relationnelle précède toujours la performance
Avant toute efficacité, il y a la confiance.
Avant toute action, il y a la qualité du lien.
3. Le facilitateur n’est pas le héros
Quand un groupe surprend “en mieux”, c’est souvent parce que le coach a su :
- Lâcher le contrôle
- Faire confiance au processus
- Se mettre au service du collectif
Pourquoi c’est une leçon clé pour les managers et les RH
Cette situation n’est pas réservée aux séminaires ou aux team buildings.
Elle se joue tous les jours en entreprise.
Combien de managers sous-estiment leur équipe ?
Combien de collectifs sont bridés par des croyances limitantes ?
Combien de talents restent inexprimés faute d’espace sécurisé ?
Un groupe peut aller beaucoup plus loin que prévu…
à condition qu’on lui en donne l’opportunité.
Et si vous faisiez confiance à votre collectif ?
Cette expérience me rappelle pourquoi je fais ce métier depuis plus de 25 ans.
Parce que, malgré l’expérience, les outils et les méthodes,
ce sont toujours les groupes qui nous surprennent le plus.
En mieux.
👉 Si vous êtes dirigeant, RH, manager ou coach, et que vous souhaitez :
- Libérer le potentiel de vos équipes
- Créer des dynamiques collectives puissantes
- Concevoir des expériences de team building réellement transformatrices
Alors le vrai point de départ n’est pas la méthode.
C’est la confiance dans le groupe.
Et vous,
👉 quand est-ce qu’un groupe vous a surpris… en mieux ?

